« Un monde se meurt et un autre tarde à apparaître », et si comme le dit Antonio Gramsci « dans ce clair-obscur apparaissent des monstres » force est de constater également que des explorateurs y prennent le large. Car c’est justement le moment de partir. Le moment de s’extraire des contingences d’un monde qui finit pour explorer les réalités d’un monde qui s’annonce.

De changer de regard et de s’apercevoir que demain est déjà en germe et que cette émergence affleure de toutes parts. C’est le moment de rendre mobile son esprit pour tenter de voir neuf dans un monde où tout est à réinventer. »

Mathieu Baudin, Directeur de l’Institut des Futurs souhaitables

L’IFs

L’Institut des Futurs souhaitables est une organisation à but non lucratif dont la vocation est de réhabiliter le temps long  dans les décisions présentes et d’inspirer le débat public de futurs souhaitables. A la fois laboratoire, fabrique à idées et atelier, l‘IFs se définit comme un Fab Lab intellectuel, un espace partagé et hybride de réflexion, d’expérimentation et de création où chacun dans son champ d’activité pourra trouver les outils et ressources nécessaires pour Réinventer.

Notre raison d’être

De la nécessaire réinvention… vers des futurs souhaitables

Dans cette période singulière où se conjuguent crise économique historique, défis environnementaux et enjeux de société majeurs, le XXIème siècle vit une révolution. Raréfactions, obsolescences, démesures…, nos modèles économiques, politiques et sociaux actuels ne semblent plus être en capacité de répondre aux enjeux.

Face à cette situation, deux attitudes. La crispation, où l’on croit encore en l’acquis de notre puissance et espérons traverser le mur anxiogène vers un demain incertain. Ou la Réinvention, une occasion unique d’expérimenter un autre développement vers un avenir souhaité.

L’Institut des Futurs souhaitables participe de cette dynamique à un moment clef où partout dans le monde, les porteurs d’innovations concrètes se révèlent et se rassemblent. Nous voyons dans cette ébullition d’avant-garde l’opportunité d’imaginer les futurs à l’aune des innovations d’aujourd’hui et de réintroduire les perspectives du « temps long » pour penser les défis de demain. Nous sommes convaincus qu’en convoquant les énergies créatives d’où qu’elles viennent et qu’en expérimentant au delà des cadres, des corporations et des disciplines, nous pourrons œuvrer à l’édification collective de futurs souhaitables.

Notre mission

Contribuer à l’émergence de ce nouveau Monde qui s’esquisse, en reliant dans un même écosystème ces explorateurs et volontaires du siècle qui vient, leur offrant un espace singulier d’ « empowerment », une « ressourcerie », une fabrique à questionnements fertiles où l’on prend collectivement le temps de la complexité afin d’expérimenter ici et maintenant des solutions pour demain. En portant un regard systémique sur un monde en mutation, l’IFs souhaite participer de cette transition avec optimisme, par l’expérimentation et l’innovation pédagogique.

Comment ?

En proposant une nouvelle attitude prospective, qui se traduirait par :

  • Un optimisme offensif, pour construire demain. Un leitmotiv : Le meilleur est avenir
  • Une nouvelle expérience pédagogique, pour se repérer, se projeter et construire ses futurs souhaitables.
  • Le beau au service de l’utile, offrant une place privilégiée aux arts dans nos explorations et traductions
  • Une poétique de l’action, pour écrire en cette période de métamorphose, un grand Récit du Monde d’Après
  • Une culture de l’expérimentation et de l’audace, pour apprendre autant de nos succès que de nos erreurs, car « au pire…ça marche »

Le tout coloré de l’IFs « touch », ce brin de « décalisme » qui nous caractérise : il permet de traiter de sujets sérieux sous une forme décalée, optimiste, qui déculpabilise et génère l’enthousiasme…pour agir.

Pour qui ?

L’IFs s’adresse à tous ceux qui se questionnent sur notre société et qui aimeraient participer d’une manière ou d’une autre à la construction de futurs souhaitables, que cela soit au sein d’entreprises, d’organismes publiques ou privés, de collectivités territoriales, des grands corps d’État, des mondes associatifs ou encore des métiers des arts et de la culture.