Qui Viveret verra : Tout est déjà là

 

 

 

 

 

 

« La révolution sera la floraison de l’humanité,
Comme l’amour est la floraison du cœur » Louise Michel

Pour conclure ce voyage vers de nouveaux paysages,
En horizons inconnus tel un hymne ou un hommage,
Je parlerai ici en tant que franco-italien,
Avec des vers arc-en-ciel entre les mains.

Le voyage est un retour vers l’essentiel
Pour pouvoir toucher le ciel
Avec nos ailes de noblesse
Et nos êtres de sagesse.

Alors, parlons-nous de métamorphose ou de méta-osmose ?
Qui Viveret verra pour se connecter à la grande énergie du cosmos.

Après cinq siècles de Modernité,
Nous voici confrontés à une nouvelle réalité,
Entre l’éthique, l’amour et le discernement,
Car épique est le parcours fait avec des sentiments.

Le Frater est tel un cratère où notre humanité a survécu,
Entre anges déchus, cœurs perdus et grandes vertus.
Donc notre entreprise ne se structurera qu’en pleine culture
Car le futur ne renaitra en temps de crise qu’après une rupture.

En effet, le paradis ne saurait être que fiscal
Si tant est que l’on arrive à changer de paradigme de façon radiale.
Etre humain, serait-ce l’Internationale de l’Amicale
Entre les espèces, le Capital et un nouvel espace vital, plus habitable ?

En somme, un futur bien plus souhaitable ?
Hier, la Grandes Extorsion dans une ère de pollution.
Aujourd’hui, une belle mutation et un rêve de douce révolution.
Demain, un monde d’inclusion en guise de réelles solutions.

Car si 67 personnes possèdent les richesses des 99%
-Tel est le constat du monde des inégalités-
Alors l’argent de la métamorphose nous attend
Pourvu que l’on puisse changer nos mentalités.

Donc comment agir en pensant et repartir en dansant ?
La transformation que l’on vit est bien plus qu’un basculement.
C’est la fin des cycles et la fin des chiffres,
Pour dire oui à l’ère de l’être en béné-fice.

Tel fût le concept de l’économie du salut, avec l’arrivée du purgatoire.
« Perdre sa vie à la gagner », par le péché de l’usure et de l’intérêt juste pour t’avoir.
Et quant à la démesure spéculative dans la sphère financière :
« De l’économie du salut au salut par l’économie ? » La promesse est non tenue,
Le Progrès se dandine sur la serpillère de la misère donc qu’il reparte en An Faire.

Oui, aujourd’hui la planète est en danger
Et la faim ne saurait justifier quelques moyens ?
Tout le monde a besoin de manger,
Donc on en appelle à la révolte des citoyens.

Le genre vivant éteint, pardon, est Un,
Quand le seuil de rentabilité, pardon, de soutenabilité, est atteint.
Pour Descartes, c’est « je doute, donc je suis » une révolte fondamentale.
Peu importe les papes et les rois, ma liberté de conscience ne sera plus jamais négociable.

Marchandisation ou humanisation ?
Quelle est la partie sombre et quand viendra notre émancipation ?
La nature en chosification et la morale en raréfaction,
La révolution est aujourd’hui bien plus qu’une résolution.

Quelle différence entre le médecin et l’assassin,
Si le chemin vers le lien est parti avec l’eau du bien ?

Donc bienvenue dans l’économie de demain avec un « Salut la Modernité »
Où le discernement, l’empathie, le doute et le sens seront de grandes qualités.
Sept milliards de réalités et pas une seule vérité,
Donc construisons le futur avec le présent dont nous avons hérité.

Et la politique n’est pas qu’un paysagiste de l’économie,
Sera-t-elle un pôle éthique avec des artistes de la vie et un peu de technologie ?
Ce sera l’avènement de réelles démocraties.
Qualitatives, elles naitront des alertes et des conflits.

Donc « épousons la condition humaine »,
Notre pleine humanité couronnée telle une reine.

Un art de vivre à la bonne heure, aujourd’hui,
Pour changer nos rapports au temps et à autrui
Et découvrir de nouvelles et pures saveurs de vie
Avec des splendides compagnons de route sur le parvis.

Aujourd’hui, notre jour J,
Le meilleur est avenir donc allons-y.
Changeons de perspective et de point de vue
Dans le champ des possibles d’une over ou lover view.

I I I I love you.
Merci beaucoup.

PS : Un café à la dolce vita du buen vivir dans la Douce France ?
Ce sera le retour de l’art de vivre ensemble en pleine conscience.

Alors, à la nôtre et bon voyage !

Vers poétiques inspirés de l’intervention de clôture du voyage de la Lab6 avec Patrick Viveret, philosophe, ancien conseiller référendaire à la Cour des Comptes, co -fondateur du mouvement des “Dialogues en humanité” et du Collectif Roosevelt.

Vincent Avanzi – Une Odyssée Humaine
Artiste résident et chroniqueur poétique
http://odysseehumaine.com

Crédit photo : http://www.goodplanet.info/actualite/2013/07/26/vivre-ensemble-tous-parents-tous-differents/